Êtes-vous fier de ce que GT Academy a accompli ?
Absolument. Certains proposaient depuis longtemps de sélectionner un pilote virtuel pour le tester sur un véritable circuit. Cependant, personne n'avait osé franchir le pas. C'est fantastique d'être finalement parvenus à le faire en si peu de temps. Le reste de l'équipe et moi-même sommes là pour accompagner Lucas dans cette expérience nouvelle pour lui.
Étiez-vous sûr de pouvoir dénicher des pilotes assez talentueux pour participer à une véritable course ?
Le niveau de la Grande Finale à Silverstone m'a très agréablement surpris. C'était encourageant. Nous avons remarqué une chose intéressante : le mode de pilotage des joueurs de Gran Turismo est exclusivement visuel. Bien sûr, j'utilise mes yeux, mais j'ai également appris à interpréter les réactions du véhicule lorsque je conduis, des sensations qui ne peuvent pas être entièrement retranscrites dans un jeu. Je tiens cependant à signaler qu'après avoir pris place dans le baquet d'une vraie voiture de course à Silverstone, les pilotes virtuels ont su intégrer très rapidement les conseils qui leur étaient prodigués.
Les relations avec la presse sont-elles aussi difficiles à appréhender pour Lars et Lucas que le pilotage lui-même ?
Tout à fait. Cela fait partie du jeu. Je m'y suis habitué au fil des années, mais parfois, un pilote a besoin de se concentrer à fond sur la course pendant les quelques heures précédant le départ. J'ai appris à expédier les interviews pour ensuite me focaliser sur la course.
Pensez-vous que Lars et Lucas poursuivront leur carrière dans les sports mécaniques ?
Il est difficile de rentrer dans ce cercle fermé. GT Academy les a mis sur les bons rails. Hier, pendant les séances d'entraînement, Lucas a réalisé des chronos seulement deux secondes plus lents que les miens et ceux du reste de l'équipe. Ces performances illustrent tout le chemin accompli en si peu de temps passé à nos côtés. Si les résultats sont bons aujourd'hui, la presse s'intéressera beaucoup à Lucas, ce qui pourrait lui donner l'opportunité de se lancer durablement dans les courses de ce type. C'est une chance rarement offerte. Il lui faut donc la saisir et s'y cramponner de toutes ses forces. Qui sait où elle le mènera ? C'est comme ça dans tous les domaines. Il faut persévérer pour atteindre ses objectifs.